Si la sortie d’un nouvel opus de Terminator n’est plus un événement en soi, il est une dimension qu’on ne saurait renier à la franchise cinématographique de James Cameron : elle a toujours su dépeindre avec un certain brio les interactions hommes-machines en extrapolant les craintes – parfois fantasmées – que nos créations métalliques, et désormais algorithmiques, suscitent chez nous. Pourraient-elles nous remplacer, voire nous annihiler ? Ce n’est pas un hasard si la saga a acquis ses lettres de noblesse à une époque où les chaînes de montage des industries occidentales connaissaient une vague de robotisation sans précédent et où les inquiétudes autour d’une intelligence artificielle à même de nous supplanter allaient crescendo.

Humaine augmentée

Comme avaient su le faire les deux premiers épisodes de la saga en leur temps, la nouvelle itération de Terminator surfe sur cette mouvance on ne pleut plus actuelle. Elle a su déplacer géographiquement le problème de la robotisation des taches productives dans les pays émergents, et présente toujours une vision de l’avenir dystopique où les humains lutteraient pour leur survie dans un monde régi par une IA militaire qui aurait fini par se retourner contre ses créateurs. Mais, reprenant une idée bien mal exploitée de Terminator Renaissance, ce nouvel opus va plus loin en mettant en scène le personnage de Grace (interprété par Mackenzie Davis), une « Humaine augmentée » par la technologie, envoyée depuis le futur par la résistance pour protéger dans le présent celle qui deviendra leur leader. Impossible de ne pas y voir un clin d’œil appuyé aux débats qui animent actuellement la communauté civile et scientifique autour du transhumanisme et des apports de l’Intelligence Artificielle (IA) entre ses plus fervents thuriféraires et ses plus ardents détracteurs.

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The Conversation FranceJulien Pillot, Thibault Lieurade

C’est dans la boîte

« C’est dans la boîte ! », le podcast de la stratégie d’entreprise signé The Conversation France, vous propose l’étude de cas de multinationales bien connues des consommateurs et des citoyens. Julien Pillot, enseignant-chercheur à l’INSEEC School of Business and Economics, et Thibault Lieurade, chef de rubrique Économie + Entreprise, vous donnent rendez-vous deux fois par mois pour décrypter les aspects stratégiques les moins visibles… qui sont aussi les plus essentiels !

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