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L’arbre aux mille planètes

Il était une fois... l'arbre aux mille planètes

Par une chaude nuit d’été, j’ai fait un rêve magnifique, ce genre de rêve qui vous laisse songeur pour le restant de votre vie.

J’étais transporté dans une forêt, immense et féerique !

Une brume blanchâtre caressait le sol de son manteau spectral.

La canopée, monumentale, laissait entrevoir quelques rayons lumineux, bien utile pour me guider dans ce dédale sylvestre.

J’étais, semble-t-il, pourchassé par quelque chose ou quelqu’un. Je courrais à grandes enjambées, slalomant les troncs d’arbres à toute vitesse et me retournant, de temps à autre, pour guetter ce danger invisible.

Puis, le souffle court, je finis par quitter ce bois hostile pour me retrouver dans une clairière parsemée de fleurs chatoyantes. Je ne saurais vous nommer les couleurs car elles m’étaient inconnues.

Un peu plus loin, une grande butte me faisait obstacle. Je ne sais pour quelle raison mais il me fallait la franchir !

Je retournais sur mes pas et trouvais deux branches à l’orée du bois. J’en ferais des pics pour escalader ce monticule, me disais-je.

Ma progression était lente et éprouvante, mon corps était lourd, mes muscles tremblaient et mes pieds glissaient sur la paroi humide. Je perdais tout espoir, l’ascension me semblant impossible !

Finalement, après de nombreuses tentatives, je réussis, épuisé, à me hisser au sommet de cette crête.

Là, un portail doré, de type baroque en fer forgé avec deux vantaux, se dressait devant moi. En voulant le toucher, il s’ouvrit.

J’aperçus alors un arbre gigantesque dans lequel était suspendue une myriade de sphères lumineuses.

Une source d’eau claire jaillissait d’entre ses racines.

Devant un tel spectacle, ma fatigue laissa place à la plénitude et l’émerveillement.

Je m’approchai de l’une de ces sphères et vis, étonné, qu’il s’agissait de notre planète : belle et regorgeant de vie, enveloppée dans son écrin luminescent.

Mon regard se tourna alors vers une autre sphère, une autre planète, mais différente de la nôtre ; aussi belle mais irrémédiablement différente, de toute évidence inconnue de nos cartographes à lunette !

Mon corps se mettant soudainement à flotter, je m’éloignais peu à peu de ce havre de paix en admirant une dernière fois l’arbre aux mille planètes…

(…)

Les cloches de l’église retentirent.

J’entrouvris les yeux, le sourire aux lèvres !

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